Terrain27 août 2026 · 6 min de lecture

Raccorder une tiny house : électricité, eau et eaux usées

Gestionnaire de réseau, taxes communales, protection des eaux : comment anticiper les raccordements de votre tiny house.

Raccorder une tiny house : électricité, eau et eaux usées

Une tiny house n'est confortable que si elle est bien raccordée : électricité, eau potable et eaux usées. Ces raccordements représentent un poste de budget et de planning à part entière, souvent sous-estimé. Voici comment les anticiper.

L'électricité

Le raccordement au réseau se fait par l'intermédiaire du gestionnaire de réseau de distribution de votre commune, qui fixe les conditions techniques et les frais de raccordement. L'installation intérieure doit être réalisée par un installateur électricien autorisé et contrôlée conformément à l'ordonnance sur les installations électriques à basse tension (OIBT).

Pour une tiny house sur roues, un simple branchement sur une prise de jardin n'est pas une solution durable : la puissance est insuffisante et la sécurité n'est pas garantie. Prévoyez un raccordement dimensionné pour le chauffage, la cuisine et l'eau chaude.

L'eau potable

En zone à bâtir, le raccordement au réseau communal est la solution la plus simple. La commune perçoit en général une taxe de raccordement dont le montant dépend de son règlement. Comptez aussi le coût des travaux de fouille entre la conduite et la tiny house.

Hors réseau, un captage privé ou une citerne d'eau de pluie sont envisageables, mais la potabilité doit être garantie et contrôlée. Dans tous les cas, les conduites extérieures doivent être protégées du gel.

Les eaux usées

C'est souvent le point le plus contraignant. En Suisse, la protection des eaux est strictement encadrée : dans le périmètre des égouts publics, les eaux usées doivent en principe être raccordées à la canalisation.

Hors de ce périmètre, une installation individuelle (fosse, micro-station d'épuration) peut être admise, mais elle nécessite une autorisation cantonale. Les toilettes sèches réduisent les eaux usées, sans supprimer la question des eaux grises de la cuisine et de la douche.

Et l'autonomie ?

Panneaux photovoltaïques, batteries, récupération d'eau de pluie : une tiny house peut réduire fortement sa dépendance aux réseaux. Une autonomie complète est possible, mais elle se conçoit dès le départ et reste soumise aux mêmes règles d'autorisation et de protection des eaux. Pour la plupart des projets, une solution mixte, raccordée et partiellement autonome, offre le meilleur équilibre.

Les bonnes questions à poser à la commune

  • Le terrain est-il dans le périmètre des égouts publics ?
  • Quelles sont les taxes de raccordement eau, eaux usées et électricité ?
  • Où se trouvent les conduites et à quelle distance du lieu d'implantation ?
  • Quelles pièces faut-il joindre au dossier de demande d'autorisation ?

Questions fréquentes

Une tiny house doit-elle être raccordée aux égouts ?

Dans le périmètre des égouts publics, en principe oui. En dehors, une installation individuelle peut être autorisée par le canton selon la situation.

Qui réalise le raccordement électrique ?

Le gestionnaire de réseau pour le branchement, et un installateur électricien autorisé pour l'installation intérieure, qui doit être contrôlée selon l'OIBT.